samedi 21 juillet 2012

Fury : Opération pacification, ou Fury VS Rommel



Quand j'ai découvert dans une Cheklist que Fury allait affronter la 21e Panzer Division, j'ai su immédiatement que ce tome irait dans ma comicsothèque. Fan de comics et de la période , allier les 2 ne pouvait que me séduire surtout que le scénariste est l'excellent Garth Ennis ( Preacher, The Boys), qui avait déjà travaillé sur les récits de la Seconde Guerre pour Vertigo en 2002 et 2004.  Cette mini-série est postérieure ( 2006) mais n'est publié que maintenant...l'essentiel est de pouvoir la lire. Marvel l'a publié dans la collection MAX, c'est à dire pour public averti, mais on ne voit pas bien pourquoi, à part 2 répliques orientées cul, pas de quoi être choqué. 



Nick Fury est dans le monde Marvel le chef du SHIELD, une organisation paramilitaire qui fait le sale boulot contre les surhommes et les organisations terroristes. Dans ce volume il est encore jeune,  il est blanc ( il n'est noir que dans les films et l'univers ultimate), avec ses deux yeux, on aura le pourquoi du comment du bandeau avant la fin du volume. Entre temps il aura le temps de prendre une branlée à Kasserine, d'appartenir au LRDG ( Long Range Desert Group), chargé de missions d’infiltration loin derrière les lignes ennemies, de plagier les 12 salopards ( Dirty Dozen) pour aller choper un alter égo de Rommel appelé ici BarkHorn. Pas de Super-Slip dans ce volume, juste de l'action à l'ancienne avec un couv' qui présente un soldat Us aussi musclé et furieux et que le Sgt Rock ( personnage de DC comics).

Le volume présente cependant quelques défauts, certains n'aimeront pas le style de dessin, d'autre reprocheront la mauvaise représentation des uniformes ou des tanks. Pour ma part ce qui me dérange, non pour moi, mais pour le reste du public, c'est le german biais qu'il y a dans ce volume. Fascination pour les gros félins ( dialogue: "que fait un boche quand il a le meilleur char du monde ( comprendre le Tigre), il en construit un encore meilleur ( ils sont en train d'affronter un Tigre Royal)". Entretient du mythe de la bonne Wehrmacht contre les méchants SS, on peut traiter et parlementer avec les premiers, les deuxièmes sont des fanatiques, les premiers sont choqués sur le front de l'Est, les seconds sont responsables de tout.  Éternelle rengaine, j'avoue que cela ne me dérange pas à la lecture, je suis au courant, cultivé et lire un Nick Fury, c'est pas lire un ouvrage sérieux, j'en veux pour mon argent, donc j'accepte, mais je sais que pour le public lambda, ça ne va pas être la même. Même Rommel  Barkhorn est propre et se suicide à la fin comme le vrai pour avoir été approché par les gentils de la Wehrmacht, qu'il n'a pas rejoint, car il voulait défendre sa patrie contre les hordes rouges. Tout le mythe du front de l'est résumé en un seul comic. 

Je vous le recommande, c'est clairement sympa et ça vous changera du revisionnage de Quand les aigles attaquent, mais si vous l'achetez s'il vous plaît, achetez  avec The myth of the estern front ; the nazi-soviet war in the american pop culture, malheureusement non traduit, de R.Smelser, c'est indispensable. Mais si vous trouvez ( C'est Panini qui l'avait publié et ils sont plus les droits), préférez tout de même "Histoires de guerre", c'est un poil moins manichéen.


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