samedi 12 juillet 2014

Retour à al-Amarja, la Burger Box d'On the Edge



Conspirations, un de mes jeux cultes, masterisé dans tous les sens pendant 2 bonnes années, avant que mes joueurs s'entretuent après un retour de trip au LSD pour lutter contre des occultistes pas clairs qui pratiquaient des partouzes zoophiles avec des babouins. Un peu dur comme entrée ?  Rappelez-vous "Rien n'est vrai. Tout est possible. Tout est permis". C'est un jeu pour personnes matures, mais nous on y jouais à l'âge où on sortait de l'adolescence et on le trouvait assez cool. Perso, je dirais carrément subversif. Il m'avait plu, car je suis en fait bi-classé Geek/Rock, et les références qu'il faisait à W.Burroughs, A.Ginsberg, et tout un tas d'autre conneries m'avaient particulièrement attirées.

En France, il y a eu mésentente sur ce jeu de Jonathan Tweet, car sorti en pleine X-Filemania ( j'avais pas la 6 donc je connaissais pas), l'éditeur, Halloween Concept, a cru bon d'insister sur le côté conspiration de la chose. Mais si conspirations il y a, c'est pas pour prendre controle d'un truc genre une agence gouvernementale établie, c'est pour avoir de l'influence sur l'ile. Car Al-Amarja est une île située en méditerranée en VO, dans les bermudes en VF, histoire que l'éloignement renforce l'exotisme. Et sur cette île on trouve des belles saloperies comme le décadent Sir Arthur Compton, sorte d'Aleister Crowley déjanté ( enfin moi je l'ai joué comme ça), des éleveurs d’orang-outang, des machines bizarres, des bugs temporels et j'en passe. Franchement un univers très riche et surtout très flexible dans lequel on pouvait faire rentrer pas mal de trucs, une boite à outil parfait pour mettre n'importe quel rayon de la culture pop. 



En VF on peut pas dire que cela ai beaucoup marché, il n'y a eu en plus du livre et de l'écran, qu'un seul supplément consacré à la description d'Al-Amarja avec quelques scénars. Ici l'image tiré du Grog.


Je me rappelle aussi des romans qui sont sortis aux éditions Khom-Heidon, écrits par Bernard Rastoin, je les ai payés le prix fort alors, genre 120 Frs, aujourd'hui vous les aurez à 2/3 euros sur le net. Ils m'avaient bien plu, et je vous les recommande pour rentrer dans l'univers, moi je les avais d'ailleurs fait lire à mes joueurs, histoire qu'ils captent un peu le délire.
         


Vous voyez donc maintenant combien j'étais un fan hardcore de ce jeu obscur. Mais il me manquait un truc. Le JCC. Car le jeu appelé Over the Edge en VO, a été décliné comme tous les JDR au tournant de 1994/5, sous l'effet de la vague Magic, en jeu de carte à collectionner.


Il n'est alors pas arrivé jusqu'à Dijon, où je l'ai pas vu (normal j'étais à Beaune à l'époque mais on se servait sur Dijon pour un tas de trucs)  et  de toute façon j'étais en plein Jyhad/Vtes qui mobilisait déjà mes maigres ressources. Pas grave car ça a du être un flop.  Au vu des boites de booster sous blister qu'on trouve sur la baie 20 ans après pour pas grand  chose on hallucine sur le nombre de truc imprimés, ils croyaient quoi les types. Le pire c'est que ce jeu connait 3 impressions du set de base, une limited ( nom des cartes en orange), une unlimited (nom des cartes en jaune) et un standard (idem mais avec un copyright de 1995 -pas de photo, mais j'en ai dans le truc que je vais vous présenter)

A Gauche la limitée ( texte latéral en orange) , la droit la unlimited ( texte latéral en jaune)

Voilà donc mon dernier craquage. En fait, lundi, je suis repassé chez Game Parlor, la boutique avec des stocks de malade que je vous ai présenté il n'y a pas longtemps, histoire de avant de partir. J'ai pris 2/3 trucs pour ce jeu et j'ai fait quelques recherches sur ce jeu ensuite.  Là je tombe sur l'existence d'un truc terrible, le dernier produit de la gamme, la Burger Box. Superbe chant du cygne s'il en est.



Un burger est dans la jargon de l'île un nouvel arrivant. Voilà donc l'artefact ultime pour commencer ce jeu. Cette boite m'emballe, elle contient 6 starters et 12 booster de l'édition Standard (la 3e impression si vous suivez), 12 de chaque extension (il y en a eu 3), soit 48 booster. Elle valait 141 $, vous pouvez l'avoir de nos jours sur ebay pour 25$. J'ai reçu l'objet, ça me fascine tellement que je ne l'ai pas encore ouvert ( j'attendrais sans doute d'être en France). Et comme je suis un grand malade j'ai aussi pris 3 boites de booster à 8 $ pièce, pour 60 booster à chaque fois. Si c'est pas la classe, bon c'est vrai que charge un peu plus les bagages, mais c'est culte quoi. Et c'est un truc que je ne trouverai clairement pas de l'autre côté de l'Atlantique.


Du coup en attendant je regarde les cartes et lis les règles, histoire de démarrer avec ce que j'ai chopé chez Game Parlor. J'ai trouvé quelques listes de Decks sur BGG. J'ai lu quelques conseils. Ai été surpris par le fait que sur un deck de 40 cartes, on en tire 10 au début du jeu soit 25%. Le but est simple, c'est marquer suffisamment de points d'influence pour se faire remarquer sur l'île. Vous Avez des ressources pour appeler des perso, des armes, des items. Des whammy vous coutent rient et font des effets de jeu classique pour et dans un CCG. Ensuite chaque perso que vous "Crankez"/ Tapez mais c'est C TM R et en plus c'est un néologisme pas bo vous permet d'attaquer les influents de votre adversaire ou d'influencer pour votre compte. A 2 on doit arriver à 24 pts,mais ce jeu peut se jouer aussi à plusieurs, dans ce cas là on doit marquer 16 points à 3 joueurs, 12 à 4. Quel Bonheur un ccg multijoueur, j'adore.

Oui je sais je suis un fondu des CCG morts, ne cherchez pas, j'y suis pour rien, c'est la faute aux articles de Casus Belli V1

2 commentaires:

  1. Tu crois que ça se trouve encore, le bouquin à propos du jeu de cartes qui était assez cool pour servir de BG au jdr ?

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