jeudi 12 février 2015

Captain América Intégrale 1971: la Blackexploitation, les Black Panthers et les Nazis



Les années 70's, les droits civiques, la question noire qui s'impose, Marvel, éditeur progressiste, invite en Sidekick, tendance blackexploitation , Le Faucon, justicier des taudis de Harlem. Harlem craint, coupe afro, viols, drogue, les clichés des Ghettos New Yorkais des 70's

Les Black Panthers, radicaux, mauvais  veulent la révolution. Avec du pot, guerre froide oblige, on aurait pu penser qu'ils seraient manipulés par les cocos, mais c'est pire que ça, c'est Crâne Rouge qui est derrière tout ça ( voir la couv), on aura vite fait l'équation Black Panther= Nazi.


La Police, elle est clean, on note bien, elle ne tue pas de Noirs sans raison.

Sinon, des pages entières avec des Noirs en colère face un blondinet, un tantinet aryen, qui lutte contre les nazis. 



 Bon ya quand même une morale, à la fin même le Faucon en a marre d'être le Noir de service et va décider de mener sa carrière solo, signe d'une époque. Il va même changer de costume pour la peine.


Un excellent volume sur fond socio-politique, sans doute mon préféré depuis le début de cette série d'intégrale de Cap.

mercredi 11 février 2015

Les chroniques de Conan 1983 (II), car il n'y a pas que Conan dans la vie



Vous avez vu comme j'ai été soft avec Conan ce mois-ci, je vous ai même pas saoulé une seule fois avec...Mais aujourd'hui je craque car Panini nous a livré la nouvelle intégrale des aventures en N&B, toujours superbes, merci Buscema. Dans ce tome peu de putes, c'est rare,  mais pas mal de monstres et de combat, bon il va quand même se taper quelques princesses, mais rien de folichon. En revanche pas mal de scènes de grosses bastons, armées contre armées. Et puis des monstres, mais ça je l'ai déjà dit. J'insiste juste sur le fait  que c'est un peu moins urbain que les autres, un peu plus fantastique. 



Bon sinon, il y a le kiki du jeu du même nom qui vient de finir merci Monolith Games. On peut considérer les intégrales Panini comme des livres d'inspi, ou se dire que comme pour les Clix, des tas de gens ont dépensé des centaines d'euros, sans connaître les œuvres originales. Pas moi, car j'ai opté pour le Ks, mais j'ai toutes ces intégrales que je collectionne depuis quelques années maintenant et que je vous recommande fortement, ça vous fera patienter d'ici octobre, date de livraison du jeu.  

lundi 9 février 2015

Descent, Les Ames oubliées, test du Game Night Kit #1



La Vo, car aucune image de la VF pas même sur le site d'Edge

Samedi soir, j'ai enfin pu goûter au plaisir des joueurs habitants dans les métropoles régionales : les soirées organisées par la boutique locale. Jocade, ma chère boutique locale, dispose d'une plage horaire une fois par mois dans le café ludique, le Dé Masqué, situé en face du magasin,  pour présenter des jeux et tout le toutim. 

Pour cette soirée, le choix fut difficile, une partie de Zombicide, avec des pers des Game Night Kit ( GNK) #1 et #2, une partie de Descent, avec le GNK #1 et une démo de Heroes of Normandie étaient prévues. Renseignement pris, le patron m'a conseillé Descent, car les autres se referont alors pour ce jeu ce sera une seule fois. J'espère qu'il ne parlait que de ce GNK, car je veux bien tester les autres à mesure que Edge les proposera aux boutiques, mais je doute car nous n'étions que 2 joueurs, e 3e étant de la boutique histoire de combler le vide. 

Les âmes oubliées, Forgotten Souls en VO, vous propose une mode coop pour Descent. Pas de Seigneur du mal, des cartes vont faire l'IA et permettent de déplacer les monstres, ( avec des bonus, vers le plus fort, le plus faible, le plus près etc...). Autre originalité, la map n'est pas prévue au départ, elle est aléatoire en fonction des 16 cartes pièces que l'ont va tirer en 3 sous groupes de 4. Dans chacun de ces groupes, une salle un peu plus importante avec un gros truc à résoudre. On a eu du bol sur le dernier groupe en tirant direct la carte rencontre ce qui a accéléré la fin de partie. Ça donne un petit côté Warhammer Quest/ Shadows of Brimstone.

Pour les pers, ils partent en slip, mais au fur et à mesure des salles, gagnent de l'XP, pour acheter des nouvelles cartes de compétences. Les fouilles sont beaucoup plus rapides que lors d'une partie classique, en fonction du nombre de monstres que l'on tue et de sa qualité ( les élites sont top), on a un marqueur de progression qui permet de tirer X cartes dans la boutique en cours, à la fin on tirait 7 cartes dans la boutique II pour en choisir une, qui a dit qu'on était des Gros Bill ? Ouais le marteau dent de Dragon c'est cool.

Un autre curseur présente 2 pions. Un "Destin" qui se réinitialise quand on réussi à faire des trucs ( genre lancer un Chaudron maudit dans le vide), et un "Calamité" qui ne redescend jamais, quand les 2 sont au même niveau on perd la partie. 

Photo D.Pernot/Jocade
Mon coéquipier est très bon en comptage et en optimisation. J'ai trouvé que l'on avait pas trop galèré surtout vu comme on était équipé, en revanche la fin est minable. Dans la dernière Salle un gros Dragon avec 16 PV, mais on peut choisir de feinter par des côtés avec des petits monstres et un tunnel qui détruire à 30 PV. Des paysans meurent à chaque tour sur un test. Une fois à 8 on a perdu. Donc faut gérer ça vite. On a quand même choisi de ne pas affronter le Dragon qui du coup ne bouge pas.  On était à un doigts de perdre car il y avait 7 paysans sur dans la salle, mais le Nain Berseker/dent de dragon tape très fort. Donc on a quand même gagné, mais franchement bizarre ce Dragon qui enchaîné ne fout rien, bref... 

Ce qui est intéressant quand on joue avec un autre joueur, c'est qu'on se rend compte des subtilités à côté desquelles on est passé, du genre, croire que les cartes fouilles, c'est soit l'utiliser, soit la vendre, en fait c'est les 2. Ou pire, et là, je m'adresse à l'archer de mon groupe qui va tomber des nues, certaines compétences qui ne permettent de relancer que des dés de pouvoir ( c'est à dire Rouge/Jaune), pas les dés d'attaques ( Bleu), ce qui signifie que le raté est toujours possible...

Goodies de fou ( mais moins fun qu'à Zombicide), une héros ça serait encore mieux
J'oubliais, l'intérêt de ces GNK, c'est le petits goodies offert par l'éditeur, histoire promouvoir le jeu, je suis donc reparti des feuilles pour les pers ( largement inutiles),  des dés bleus et des PV translucides ( ça j'aime) mais on va se foutre de ma gueule lors de ma prochaine partie régulière avec ce matos collector.

Dernière chose, il serait question qu'Edge la mette à disposition via le Print On Demand, mais c'est en pourparler avec FFG ( d'après le forum Edge), car moi j'aurais bien recup le système (régles et cartes) histoire de jouer sans Seigneur du mal.
 

lundi 26 janvier 2015

Zombies une histoire illustrée des morts vivants, me suis fait avoir






Parue d'abord en anglais, ce livre de Jovanka Vickovic n'est pas une nouveauté, il est sorti en France Chez Hoëbeke en 2013, mais si j'en parle c'est que je suis tombé dessus au rayon cinéma de ma librairie ce Week-end. 

Ce livre est très beau, richement illustré,  il a une préface de Romero ( peu intéressante)...mais il n'apporte pas grand chose de neuf sous le soleil. Le genre est survolé au cinéma par décennie, l'acceptation du film de Zombie est d'ailleurs large : j'aurais pas mis Maniac Cop dedans, et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. On parle Tourneur, Romero, Renouveau, Résident Evil. Ouais... Bon j'ai quand même découvert une tétralogie sur des templiers Zombies de Amando de Ossirio, à part ça même dans sa forme japonaise, j'en avais vu pas mal. La fin du livre fait la part belle au transmédia, cher à David Peyron,  on y parle jeux video ( avec oh surprise Resident Evil), comics ( avec quelle surprise Walking Dead) etc, histoire de décliner un pan de la culture sous toutes ses formes.

La lecture est très rapide c'est 170 pages avec des grosses images, et l'auteure fait un peu un catalogue de chaque titre sans problématiser et penser globalement son sujet.Dommage...



Un livre à réserver à votre petit cousin qui vient de se découvrir Geek. Pour les autres on se tournera plutôt vers le numéro de l'avant-scène de ce mois, oui j'ai craqué dans le même rayon,  qui est consacré au premier de Romero, avec découpage technique intégral et  dossier de presse. Ou encore on reviendra avec plaisir sur le volume très érudit paru aux Moutons Électriques en 2011 qui a bénéficié d'une seconde édition depuis.


mercredi 21 janvier 2015

Les articles que vous ne lirez pas ce mois-ci...



Comme je prends pas le temps, mais que je suis toujours actif, chaque matin, je défini l'article que je n'écrirai pas le soir

Entres autres...

-Bilan ludique 2014 : l'overdose ludique
-Spawn 7
-Invincible 14
-Les chroniques de Conan ( avec des sorciers et des putes)
-La "destruction" des stocks Pathfinder
-Les tortues Ninja ( 2014)
-Ma collection GeuWeU

Je reviens dès que je prends le temps, demain ou plus tard

lundi 12 janvier 2015

Intégrale Daredevil 1966, faut-il encore acheter ce genre de livre à l'ère du numérique?



J'ai fait parti des premiers à la demander, dix ans plus tard, mon vœu s'est réalisé et voici donc la 2e intégrale consacrée à DD que Panini nous a livré la semaine dernière. Bon d'accord il y avait eu les intégrales 81-82-83 de Miller, mais on avait réclamé le même traitement que pour Spider-Man ou les X-Men, c'est à dire la totale par ordre chronologique.

La première je l'ai reçu, pendant que j'étais aux States. Impatient,  je l'ai lu en numérique, certes en  VO.  Faut dire qu'aujourd'hui lire des oldies comme cela, c'est plus très compliqué.  L'offre légale, chez Marvel, c'est 10 dollars par mois pour tous le catalogue moins les 6 derniers mois, l'offre illégale n'en parlons pas, c'est 40Go pour la totalité d'une série. 

Bon là faut reconnaître qu'on a pas cette offre en VF, et que côté illégal, c'est qu'une compil des épisodes de Strange, donc coupés. Il est donc très intéressant de l'avoir ce bouquin, même s'il prend de la place et vaut cher pour ce qu'il contient - 30euros-, disons que c'est pour le contenant, jacquette et dos cartonné. Certes on paye pour des épisodes hyper rentabilisés, qu'on peut avoir déjà lu ( pas moi je lisais pas Strange à cette époque), et peu innovants, mais quand même ne boudons pas notre plaisir.

Pour les épisodes eux-mêmes, c'est plus dynamique et un peu moins nian-nian que le Tome 1, mais c'est pas encore du polar urbain tel qu'on le connaît depuis les années 80. C'est clairement un clone de Spidey, avec le même genre de triangle amoureux. On voit la naissance des premiers ennemis ( le gladiateur, le retour du hibou ). On a surtout un arc avec Spider-Man, les complétistes de ce dernier, seront donc très contents.

Avec 2 volumes par an, on rattrapera les années 80 dans une petite dizaine d'année, le temps de changer de maison ou d'appart pour stocker ces intégrales ou bazarder sa collec pour passer au tout numérique. Mais merci d'avoir exaucé mes voeux

mardi 6 janvier 2015

Moon Knight le rereretour réussi du sous-Batman schizo


Depuis que je lis des comics, je reste fasciné par Moon Knight. ce justicier urbain estampillé Marvel une sorte de sous-Batman déjanté. Habité par le dieu Konshu, il souffre de troubles de la personnalité depuis les mini-séries parues ces dernières années en 100% Marvel dont les auteurs étaient les grands Bendis et Maleev. 

Non moins grand, c'est Warren Ellis qui s'attaque à cette nouvelle série, publiée directement chez nous en librairie. Il doit avoir ses fans, j'en suis, car Panini nous gratifie de presque tout ce qui touche au justicier lunaire, mais toujours dans ce format un peu plus cher que le kiosque. Maintenant, grâce à la concurrence, on abandonne le format souple du 100% pour passer au dos cartonné. C'est bien, mais c'est un peu plus cher, quoique...


Nouveau costume, un format très lisible, car chaque épisode est indépendant des 5 autres ( il y en a 6 au total), des choix graphiques déjà vus mais toujours plaisants, qui vont bien au ton über-dark et glauque du comic. Exit L.A, retour à NYC. Un dieu qui parle, un type toujours un peu schizo, des tueurs fantômes, des artefacts égyptiens ésotériques. Des flics moisis, New-York City est crade comme on l'aime dans les comics, Batman y serait à son aise.  Ellis fait du bon boulot, pas trop abscons, et même quelques fois assez psyché-cauchemardesque.


Je crois qu'il faut quand même avoir suivi le bonhomme ces dernières années pour apprécier, mais c'est loin d'être mauvais. Donc si cela vous tente, je vous incite à franchir le pas et à claquer vos 15 boules ( c'est jamais que le prix de 3 mauvais kiosques)