mercredi 17 avril 2013

Company of Heroes, la guerre en Toc, avec des spoilers



C'est l'histoire de braves soldats ricains venus mourrir loin de chez eux. Il neige, c'est avant la bataille des Ardennes, mais rassurez-vous, on n'en reparlera pas. Non, ce qui est important, c'est qu'ils sont chargés de livrer du porc en première ligne ( enfin dans la Vo c'est peut-être des rations K, puisque c'est ce qu'ils déchargent). Ils tombent sur des chars allemands que j'ai pas reconnu tellement ils sont mal maquillés (pourtant je suis devenu spécialiste à force de monter des gurines...). Là on sait pas trop comment ils se perdent et tombent sur un site expérimental de la bombe A, ils récupèrent des infos via un communiste qui s'appelle Ivan -quelle originalité- ( qui les trahira, le vil rouge!). Direction la gare pour un contact, qui se fait tuer, aller hop en route pour Stuttgart. Un petit tour à l'opéra pour rencontre une schöne espionne qui bosse dans The Base, plan nichons, amourette, le sale coco trahit. Si on allait récupérer la bombe, ben oui on est 4 de l'infanterie (US)! C'est parti, on libère le gentil scientifique obligé de travailler pour les nazis, le héros perd tous ses copains et se prend une bastos, foudu au noir, mais il peut pas mourir, parce qu'on est au cinéma, donc il se réveille, blessé, tout est bien qui finit bien. Ouf !

The Baytown Outlaws, fuite baroque



Il y a des films ciblés en France pour les Geeks que nous sommes. Personne n'en parle et d'un coup ils viennent polluer la 4e de couv de tous vos comics et de vos mag' de ciné, histoire de faire la promo de ces œuvres souvent "Direct to Video", interdites de salles pour cause de mauvaise qualité. C'est qu'il y a souvent des nanars, mais quelques fois on tombe sur des des nanars de génie.

The Baytown Outlaws, de Barry Battles,  en fait partie. Sous ses airs faussement tarantino-rodrigueziens, nous avons un film d'action très jouissif. Il ne fait pas dans la dentelle. Nos héros ont Dixie pour porte-étendard, le grain est saturé par la lumière tropicale de l'Alabama, pire que dans un épisode de True Blood. Ils sont sales, bêtes et méchants comme des Rednecks, qui n'aiment ni les Latinos, ni les Yankees.


Leur mission, kidnapper un gosse à un dealer pour le compte de la gentille Gabrielle Solis Eva Longoria, prend des allures de western madmaxien. Sur fond de grosses guitares heavy, la fratrie Oodie affronte toutes les minorités, on verra de jolies poupées à moto se faire tuer, des pirates noirs dans un camion très baroque se faire démonter, mais c'est les indiens qui les cerneront dans un camping qui ne fait penser à rien d'autre dans sa disposition qu'à une caravane cernée par les sioux, avant l'arrivée de la police jouant le rôle du septième de cavalerie.

Le film sait utiliser les références du films de genre, de T2 (i'll be back) à Rocky 4, en passant par le porno, fait quelques inserts sous forme comic. S'il prend un malin plaisir à ce faire et qu'on suit Godard, qui dit que faire du cinéma c'est être cinéphilie, on ne peut que conclure que ce nanar fait parti de ceux que vous ne devez pas manquer.

lundi 15 avril 2013

Playing at the world de Jon Peterson, des wargames aux JDR



C'est en lisant l'excellent blog Anniceris de Phersv, véritable érudit du JDR et fin amateur de cosmogonie, que je suis tombé sur le livre de Jon Peterson. A la base, une petite news, sur une expo qui va avoir lieu à New York sur le jeu, une info sur le prêt par un collectionneur d'un rare manuscrit de D&D, enfin la découverte que le collectionneur est aussi auteur. Il a écrit Playing at the World. Pas lu le livre, mais il a l'air d'être fait pour moi, la présence de pions de wargames et de dé de rôliste ne pouvant que me séduire. J'essaye de commander ça dans le mois et je vous fais un retour.  

On trouvera une interview de l'auteur, en anglais dans le texte ici.

Zombicide, des proxy ? Demandez à Wargame Factory


La boite de survivants en plastique est enfin sortie après des mois de teasing sur Facebook. Le prix est imbattable, 22$ pour 30 figs. Il faudra y ajouter le port, mais c'est toujours moins cher qu'un survivant zombicide exlusif sur ebay.

 C'est sous forme de grappe, donc on peut mettre les armes qu'on veut à qui on veut. On pourra reprocher l'opportunisme, la faute à Walking Dead et Zombicide, mais  ça reste une bonne nouvelle pour les fans de Zomb'. Notons enfin que la boite s'appelle "the men", des survivantes ne devraient donc pas tarder.



Vae Victis 110, la couv'



La couv' du prochain VV en vente d'ici 15 jours, j'ai hate de lire le retour sur Somme 1918, vu que je l'ai pratiqué, les règles du jeu sur Stalingrad: le hall 4, qui visiblement est un jeu d'initiation très simple. Je suis pas fan fan de l’artiste, je trouve la perspective sur les visages ratée, mais en revanche, voir un T-34, ça nous change du pro-german biais et du panzer.

Edit : aperçu de la carte

 

samedi 13 avril 2013

Les chroniques de Conan 1981 (II), ses aventures sexuelles et le reste



Comme tous les ans on recommence. Conan traîne dans un bar, est accusé de meurtre, assiste à un complot, va sur un bateau, tue les méchants, ne baise PAS la princesse. Conan est sur un bateau avec une femme, encore, qu'il a délivré des griffes d'un malade. Il tient à elle mais ne veut la laisser partir, non, on ne peut croire qu'il serait amoureux pourtant...elle le trahit car elle veut sa liberté, avec un noble, se fait la malle, pour le pire, ils tombent sur des profonds, que Conan va venir dégommer, grâce à ses points d'ex', ils le remercient, il ne leur en veut pas. Ailleurs, il sauve une femme d'un viol, la baise, apprend qu'il y a des rivalités dans le royaume, que 2 factions s'affrontent, alors que la reine est emprisonnée. Il capte que les 2 factions sont pourries, trouve un jeune noble sympathique, éveille la conscience de la populace, sauve la reine, et se barre. Dans un désert, une reine cherche un capitaine de caravane, elle ne choisit pas Conan, elle le préfère pour amant, auparavant il essayera de draguer la sorcière d'une civilisation enfouie. Mais un sortilège les guette, la reine fait des offrandes un peu bizarre et pas très class à un sorcier. Le sorcier se moque d'eux change la reine en tigresse et Conan en lion. Conan la tue, mais le fils du capitaine tue le sorcier et Conan peut reprendre sa route. A la recherche de taverne, il a toujours soif ( mais c'est aussi là qu'on trouve des putes), il tombe sur un village bizarre où tous les hommes ont disparu, s'acoquine avec une belle demoiselle, ils partent à la recherche du père de la donzelle, découvre que sa mère est volage et après s'être fait un roi par soif de pouvoir s'est retrouvée transformée en reine-foumie géante. Ils la tuent avec l'aide du père qu'ils retrouvent alors qu'il allait se faire mettre par des hommes fourmi, Conan au final n'aura pas le trésor. Dans une autre taverne d'un autre royaume, Conan se bat pour une pute, mais il a une mission à remplir, il doit délivrer un prince capturé par u  royaume ennemi, réduit en esclavage, il affronte un grand ancien dans un labyrinthe, libère le prince, apprend que la soeur de celui-ci est à l'origine de sa capture, ils rentrent et les confondent avant d'aller aux putes.

Profitez de ce tome pour lire les derniers épisodes réalisés par Roy Thomas, c'est vraiment le must de l'histoire du barbare sous sa forme dessinée.

jeudi 11 avril 2013

Geek la revanche, la critique du livre de Nicolas Beaujouan


Ça avait mal, commencé. Dès que j'ai su que qu'un livre sortait sur la culture Geek -il fallait le faire, vu comme l'ensemble de la société surfe sur le phénomène actuellement- je l'ai précommandé sur un site de vente en ligne ( je suis à la campagne), mais la seule fiche dispo alors était mauvaise. Il y a 2 jours, on me dit qu'il serait livré fin juin, je vérifie, me rend compte qu'il existe 2 fiches, dont une obsolète. J'annule ma commande et la refait. C'est donc aujourd'hui seulement que j'ai reçu le livre dans ma boite aux lettres. Je me lance dans la critique, sous l’œil de l'auteur 48e et dernier fan en date de la page Facebook du blog.

J'ouvre l'étui, je flaire le livre neuf, je le feuillette. Ce n'est pas ce à quoi je m'attendais, pas un texte austère et sérieux. Plutôt des entrées avec des éléments graphiques assez plaisants.

L'ouvrage commence par un avant-propos, que j'aurais aimé écrire, une définition large et c'est tant mieux, car un sectarisme aurait été malvenu, et aurait mis pas mal de monde à dos. Cette intro se conclue par une réflexion sur la culture geek, avec de nombreuses références bienvenues et avec lesquelles je suis entièrement en accord. C'est pas long, ne se présente pas comme une thèse de socio mais ça touche là où il faut. Ça percute sur bien des aspects. Pour résumer, des initiés se laissant piller leur culture par la masse mais qui perpétuent une reconnaissance de l'entre-soi. Une culture qui se construit par strates et qui a l'avantage par rapport aux autres cultures pop, de ne pas faire table rase du passé. Une culture tellement vendue qu'elle ne peut être rébellion, mais qui est déconstruction et donc compréhension critique du monde.  

Vient ensuite la partie qui a servi au test stupide du Figaro, la semaine dernière. La présentation des différentes générations de geek à travers les principales pierres angulaires de la culture geek. Autant j'ai aimé la première partie pour sa liberté et sa nuance, autant je trouve cette partie très clichée et assez naze, me situant pour ma part entre 2 de ces catégories: trop jeune pour le geek 1.0, j'ai pas les capacités en programmation), mais trop vieux pour le 2.0, j'ai eu ma période japanim mais pas longtemps et surtout, ne me confondez pas avec la génération Pokémon! Le problème de toute catégorie, mais là, on voit que cela ne s'adresse qu'à moitié au public geek, c'est limite si on veut pas expliquer en caricaturant le truc aux personnes extérieures. J'y vois pas de mal, mais le ton employé et la rapidité n'en font pas à mon avis la partie la plus heureuse du livre.

On passe aux avatars du geek, le nolife, le fanboy...traitées comme des entrées de dictionnaire, là aussi expédiées en une page ( mais y-t-il plus à dire?). 

Les pratiques constituent la suite de l'ouvrage, la lecture pour commencer. Je suis en désaccord avec quelques éléments. Si les premiers geeks se sont révélés de bons élèves, ce n'est plus forcément le cas aujourd'hui, je dirais même que le loisir geek reste l'apanage de la classe moyenne. Il faut de l'argent un capital culturel, ce qui exclue les classes pop, mais aussi les couches aisées, pour qui ce n'est pas rentable et sérieux. Le geek reste souvent un élève médiocre, trop étrange pour être accepté des autres ( ça on est d'accord), mais aussi des professeurs qui voient ses passe-temps comme infantiles et contre-productifs. Après c'est vrai que cela à joué à plein pour bon nombre de trentenaires ou de quadra...  La pratique de la lecture est déclinée sous l'angle patrimonial, on a donc droit au catalogue de références avec les principales développées et analysées succinctement ( Tolkien et Lovecraft). Le livre enchaîne avec  la bande dessinée sous toutes ses formes, y prédominent les comics, dont l'histoire est retracée. La pont fait par Akira vers la culture nippone ouvre la voie à l'univers otaku, mais là aussi, il faudrait se méfier du terme dont s'affublent un peu trop d'occidentaux méconnaissant.

Le cinéma et l'audio-visuel sont évidement d'autres pratiques phares des geeks. Les principales références y sont classées par genre et par période, le geek n'y apprendra pas grand chose mais ne pourra qu'acquiescer à l'évocation de l'âge d'or des comédies de Noël dans les années 80 ( des Gremlins à Ghostbusters). Des lignes intéressantes sur les films, qui, comme Clerks (de Kevin Smith), dissertent sur et dissèquent la culture geek. On fini avec la geekness prenant possession du milieu, distillant pour le meilleur et pour le pire ses univers à travers des films plus ou moins réussis. On enchaîne sur les séries cultes de toutes les époques avec une analyse de l'évolution du genre bien connue, on croisera les plus régressives (mais tout de même jouissives), Parker Lewis, et les plus arty, Twin Peaks.

Le jeu constitue l'avant dernière partie de l'ouvrage. Historique rapide du jeu vidéo et du JDR, rappel des principaux jeux de l'époque, devenus classiques depuis, -tiens je viens de me rendre compte qu'une des carac' du JDR c'est de proposer en tête de Gondole les mêmes hits qu'il y a 30 ans ( D&D, AdC, Shadowrun...-. Quelques arrêts sur mes jeux cultes, j'apprécie: Sim city, Street Fighter 2. Le retrogaming est lui aussi évoqué, elle me paraît effectivement essentielle. Cette partie ludique aurait pu être développée,mais finalement ce n'est pas plus mal qu'elle laisse la place d'honneur aux arts que sont la littérature et le cinéma, cela permettra d'insister sur le fait que le seul fait de jouer ne fait pas de vous un geek.
La dernière partie très succincte s'intéresse à la musique, la bouffe et le sport. Je suis assez surpris.  ah oui c'est parce que je me rappelle que je ne suis pas qu'un geek. Je me vois ainsi exclure parce que j'écoute pas de métal et de BO de films. Ouf je suis sauvé! Franchement, je ne suis pas sûr que cette partie soit utile, à la limite inclure l'écoute de BO dans le ciné, mais là, les développements sur les descendants ou les Beastie ne servent à rien, je suis le quasi le seul geek dans la 50e que j'ai du fréquenter dans ma vie, à jamais les avoir écouté. Les autres préfèrent les Enfoirés ( private joke inside), le gros métal qui tâche, voire la pop japonaise (another private joke). Les lignes sur la cuisines et le sport achèvent de me convaincre qu'elles sont inutiles et qu'elles ne sont que remplissages.

Pour dire un truc désagréable: Pourquoi surligner les éléments importants en blancs ( on est grand bordel!). Pour le mieux : de nombreux tableaux et organigrammes parsèment l'ouvrage avec une certaine intelligence  sur les Zombies, les robots, la taille comparée des vaisseaux cultes...On notera surtout l'excellentissime artwork sur les coupes des personnages les plus célèbres.

Pas le bouquin ultime, oui, mon académisme me fait souhaiter un ouvrage plus ardu et plus problématisé sur le sujet mais un bon livre bien joli, avec la base des références. A offrir à votre fils/neveu, un peu décevant, à part l'intro, pour les grands personnes que nous sommes. Mais, un geek est un collectionneur, donc il se doit de l'avoir, c'est pas tous les jours qu'un ouvrage consacré à cette culture sort ( enfin pour le moment). Comme le dit le mot de la fin, "le geek commence l'écriture de son Histoire".

 Ca y est ma pause méridienne est finie, j'ai lu le livre et tapé l'article derrière mon écran me nourrissant d'un 'dwich, d'un kinder et d'un coca ( comme quoi la bouffe c'est finalement constitutif de la culture). On ne se refait pas!

EDIT: On retrouvera une interview de l'auteur pour la Geekitude des Choses, ici.