C'est le lundi 18 février à 13H30 à Drouot (salle 14) qu'aura lieu une vente de jouets des années 70/80. Les prix de départ ne sont pas très abordables. A feuilleter le catalogue, pas grand chose de tentant, quelques Game'n Watch Nintendo ( comptez 100 euros à la base), ou une affiche originale de Star Wars (2500 euros). Le clou du spectacle sera la vente de figurines Star Wars, dont le Figaro parle ici.
Crédits photo : DROUOT
Le monde Geek n'en a pas fini avec la spéculation. Reste qu'il faut tout de même dire que ces objets sont rares et recherchés car ils datent d'une époque où conserver sous blister n'allait pas de soit, aujourd'hui vous pouvez toujours essayer mais je doute que vous deveniez millionnaire. J'attends toujours par ailleurs l'éclatement de la bulle spéculative sur le Lego- et ouais ça me faire rire d'utiliser ces termes.
Le dernier tome de la saga qui a inspiré le dernier film Batman vient de sortir. On m'avait prévenu que cet arc n'était vraiment pas le meilleur de Batman, j'en ai désormais la confirmation. Le tome peut se diviser en 4. La première partie concerne la série phare, on y voit le nouveau Batman, Jean-Paul Valley, devenir de plus en plus expéditif dans ses méthodes. On commence à crier au fascisme, non vraiment, le vrai mec en noir qui qui tabasse les méchants dans les rues c'est nettement plus légal. Quelques pages de baston, mais pas de quoi fouetter un chat et le scénario qui n'avance pas vraiment, si ce n'est que Robin se fait vraiment jeter. Les épisodes suivants sont autour de Catwoman, l'égérie du premier Batman, mais pas de celui là; oui mais elle est bonne quand même, oui mais non, et puis elle est vraiment trop 80's. Allez comme d'hab' ils vont s'entendre pour lutter contre des vilains éco-terroristes. Ensuite le Joker qui veut tourner un film sur la mort du Batman, mais il se rend compte que c'est pas le vrai, sans déc', le seul intérêt de ces épisodes est le coté Arcade ( le méchant de chez Marvel) qu'adopte le Joker. Dernière partie, on retrouve Brucy au Royaume-Uni, qu'un Alfred renie allégrement, tellement les États-Unis c'est bien , et tellement l'Angleterre c'est féodale ( oui je vous jure la série est sortie dans les années 90...). 443 pages, une heure de lecture, les pages sont vite tournées car il n'y a pas grand chose à lire. Vivement qu'on dégage ce type
Le genre de livre qu'on regrette d'acheter en retard. Il était sur ma liste d'achat, mais je n'avais pas fait d'effort pour le remonter en tête de liste. Et puis, samedi, j'ai été sage, j'ai posé les comics mainstream que j'avais dans les mains et me suis contenté de cette petite pépite. Je viens d'achever le volume et je peux dire que je ne suis franchement pas déçu. Cela vaut tous les Alpha Flight du Monde, range Crossed au rayon du PQ, et les grandes œuvres sur Batman à de la série B. L'antimilitarisme agacera certain d'entre vous, moi j'adore. Le propos ne change pas, le pauvre Charlie fait la guerre, c'est les officiers lâches et la police militaire qui sont toujours dénoncés. Pas les braves types qui font le sale boulot dans la boue de la Somme.
Le problème avec ce genre de livre, c'est que je le lis avec mes connaissances universitaires, nombreuses sur le domaine. Du coup je perçois la vision de la guerre qui est proposée, les groupes primaires, le consentement et la contrainte, l'anthropologie du combat, l'archaïsation des corps à corps. Ce qui me plaît dans cette fiction, c'est qu'on retrouve finalement toutes les écoles historiographiques de ces dernières années.
La série se permet aussi quelques visions du futur, ainsi, l'escadron allemand "jugement dernier", en charge de l'opération Wotan, païen, commandé par le colonel Zeiss, issu du peuple et non de la caste des Junkers, commet de nombreux crimes de guerre. Ces Strosstruppen, taillés graphiquement comme des aryens de propagande, annoncent clairement la guerre d'anéantissement que sera le second conflit.
Je sais que je vous fais chier avec mon analyse socio-culturel mais c'est cela et le pulp qui font de cette série une des meilleures que j'ai lues ces 2 dernières années.
Le volume 4 sort en avril toujours chez Delirium et le 5 est prévu pour octobre. N"hésitez pas à rattraper votre retard, foncez, et si vous n'avez plus de place, revendez vos Tardi.
C'est sur un gros pavé que je viens de mettre la main, du genre une mini-série qui a droit à la collection DC Essentiels chez Urban ( comprenez que c'est un format un peu plus grand que le comic standard). Il paraît que Birthright c'est pas top, moi j'avais envie d'avoir quelques bons albums sur Superman. Je n'ai jamais été un grand fan, mais avec la sortie du film cette année, Urban devrait avoir une politique semblable à celle mise en place autour de Batman l'année dernière, des récits fondateurs de qualité qui se suffisent souvent à eux-mêmes.
Aux commandes de cette mini-série, Mark Waid et Leinil Francis Yu. Le but, faire de ces origines une série post 11/9, interroger la place du super héros dans notre société où l'héroïsme à l'ancienne ( qui caractérisait l'âge d'or et l'âge d'argent) a disparu. J'apprécie à ce propos la note d'intention publié en préface.
Pour une fois le ratio temps/argent est intéressant, pour 25 euros, vous aurez droit à une bonne heure de lecture. Au Final? Un Superman qui va jouer les bons samaritains en Afrique, qui prend conscience de son rôle, qui s'invente un alter ego, qui revient sur sa jeunesse, et nous présente ses mauvaises fréquentations d'ado ( Lex Luthor). Ça se lit bien, on ne s'ennuie pas, mais j'ai pas vraiment perçu la volonté des auteurs: Ça reste trop fadasse pour que le rôle de Superman soit réellement remis en cause ou interrogé. En fait, la série reste sur une sorte de consensus mou, pour me séduire, il aurait fallu aller dans une interprétation plus radicale, mais c'est pas toujours le genre de la maison DC. Le dessin est honnête quoique un peu tiède, cela se veut réaliste, mais c'est à mon goût un peu trop épuré.
Pas un mauvais tome, mais cela ne vaut pas les différentes anthologies sorties sur Batman
Je ne parlerais pas de l'extension Walk of the Dead, mais des suivantes, car la page facebook de Guillotine Games publie pas mal de choses cette semaine.
Donc si on résume, des chiens, des survivants transformés en Zombie, la possibilité de jouer des Zombies ( il faudrait alors des humains à manger), des nouvelles tuiles avec des portes intérieures pour faire des jolis centres commerciaux. Le tout publié dans une extension Toxic City Mall et une page de souscription Kickstarter.
A noter que El Cholo et Dave the Geek Zombies sont tirés de la page de Ravage, le magazine de fig, auprès de qui vous pouvez les commander en même temps qu'un ancien numéro ( et 1/3 est visiblement déjà parti, avant même la parution du prochain mag' dans lequel on nous expliquera certains de ces nouveaux points de règles)
Chez les Geeks, le Hip Hop n'a pas trop la côte, on est plus du genre métal. Je me suis toujours senti un peu seul aux conventions pleines de chevelus arborants des T-Shirt Noir de Black/Death/... avec des chaines au portefeuille dépassant du jean. Chez les Wargamers, c'est pire, c'est tout simplement une musique de sauvages qui ne comprennent rien à l'art de la guerre. Ok, on va me dire chez les lecteurs de comics, c'est différent, mais comme je fais cette intro pour caricaturer la situation, je me fous de la méthode.
Donc hier soir, j'étais tranquillement à surfer sur pinterest, je me tapais un gentil trip sur les photos de Détroit abandonnée et de Prypiat quand je suis tombé au hasard de mes abonnements sur une photo qui m'a fait vraiment marrer.
Vanilla Ice, c'est un peu le Benny B des states, un mec complétement ringard, qui est en même tant le premier blanc à s'essayer au genre, avec un succès commercial certain. Mais là, voir ce jeu avec ces couleurs si 80's, c'est trop.
Comme l'image de Vanilla Ice Electronic Rap Game est tagé BGG, je vais y faire un tour dans la foulée. Jeu de 1991, il est clairement destiné au grand public et n'a bien sur rien d'un jeu de plateau au sens français du terme, les ricains plus génériques n'ont pas l'air de distinguer les "boardgames". 2 Fans,4 collectionneurs qui ont osé le mettre dans leur possessions. Pas de boite à vendre sur le site , ni sur ebay,en bref, un vrai collector.
Là me vient l'idée de faire une recherche avec les mots clés " hip hop" et "rap". Je tombe en premier lieu sur Hip Hop Millionaires, un monopoly like, visiblement aussi introuvable, quelques exemplaires sur des sites marchands US à 20$, pas de possesseurs sur BGG. Le principe, on part du Ghetto, on vend des Cd et on choppe des Grammies et le fric qui va avec, pas passionnant si c'est le mode du jeu le plus vendu au monde.
Dernière trouvaille, et non des moindres, sur un autre ringard, Mc Hammer's Rap a Round, 1991 aussi. Là le jeu me tente déjà plus, c'est livré avec une K7 audio, mais à la façon d'Atmosphere, le jeu à la VHS avec le maitre des clés, après s'être déplacé sur le plateau on doit finir les punchlines que balance le MC , ca doit véritablement être terrible.
Notons le Ghetto Blaster à l'arrière plan
Au final rien de bien sérieux, et où qui ne touche aux vrais stars, si j'avais quelque courage, des idées et un savoir-faire graphique, je ferais sans doute un jeu de gestion, incluant, street credibility, pognon, engagement, label foireux, bastons entre sous-genre et localités...histoire de ( mais avant faudrait déjà que je fasse un jeu de gestion sur des domaines viticoles en Bourgogne, et un wargame sur la bataille de Nuits à une échelle un peu supérieure au tactique).
Le plus bizarre dans cette petite recherche reste que Snoop n'a pas prêté son nom à un jeu ou nous serions planteurs...