mardi 13 novembre 2012

Les cahiers du jeux vidéo N°1 : La Guerre, petite déception de wargamer, bonne surprise de Gamer





A l'occasion de la sortie de la bible Pc Engine en 2 volumes aux éditions Pix'n Love, j'ai commandé pour  profiter du port gratuit un book1 sur lequel je lorgnais depuis longtemps: Le premier numéro des cahiers du jeu vidéo consacré à la guerre. Les éditions Pix n love étant spécialisées dans l'Histoire du jeu video et moi étant surtout féru de jeux d'histoire, hors FPS, j'étais très intrigué par la contenu de ce mook, qui ne comporte que 4 numéros à ce jour. J'en attendais beaucoup aussi.

Dès sa réception  samedi, j'ai donc fait une infidelité à Ian Kershaw et son récent livre sur la fin de la 2e guerre pour me jetter sur ces pages tant attendues. Premier constat, ce livre est un collection d'articles assez inégaux, écrits par des auteurs variés, le tout coordoné par Tony Fortin. Deuxième constat rapide, c'est illustré qu'avec des images de FPS ( First Person shooter, moi j'appelais ça des doom-like) ou presque.

Mais qu'avons nous concrètement à nous mettre sous la dent?

L'intro me fait peur, la guerre est acceptée dans son sens le plus large et le moins historique, on en retient notamment la notion d'affrontement, mais de là à mettre Mario sur le même plan que Civilisation, je ne suis pas complétement convaincu.

Un premier chapitre est consacré à la généalogie des jeux de guerre, de l'inde ancienne à Vae Victis, en passant par le Kreigspiel et Les petites guerres de H.GWells tout y est ou presque, cependant en tant que Wargamer averti je tique quand même sur l’absence de GMT, mais pour le public francophone, peut être que citer VV est effectivement plus pertinent.  Le chapitre s'intéresse pour finir aux grands noms du Wargame informatiques (Combat mission....). A la fin de chapitre, j'en redemande, typiquement le genre de réflexion qui me pousse à quelques fois prendre de la hauteur sur ce blog, d'ailleurs il va falloir que je mette la main sur l'article de Johan Huizinga sur la fonction sociale du jeu. 

Le deuxième chapitre zoome sur la série des Splinter Cell et la vision géopolitique du monde qu'elle distille à travers les différents scénarios qui structurent chacun des épiodes. En gros, c'est des jeux à la Jack Bauer, c'est à dire Post 9/11, où il faut défendre par tout les moyens "le monde libre". Pas mal, mais comme je suis pas fan des FPS et que je connais pas la série... Le Chapitre 4 s'intéressera à Call of duty 4 selon le même cheminement de pensée.

Réflexion dans le chapitre suivant sur le visage de l'ennemi et sa représentation dans les jeux,  là aussi bonne idée, mais commencer par Pac Man me semble Hors sujet, mais si je conçoit que cela rentre dans le cadre du livre si l'on prend le postulat de départ. Cependant l'idée clé est tout à fait intéressante, la construction de de stéreotype est fondamentale, d'une part pour les reconnaître dans le jeu, genre pour tirer sur le méchant nazi ou taliban, mais cela permet aussi une généralisation qui permet de dire, tous les mêmes c'est boches afghans!

Un chapitre sur les nazis dans les jeux videos, comme personnification du ma, absolu, on y parle beaucoup de Wolfenstein, ca ne peut que me plaire, tout étude sur la transformation des nazis en spectre pop me semble absolument nécessaire. On insiste sur le fait que le recours au fantastique en surfant sur le coté occulte, n'est pas forcément un bien car il déréalise le nazi pour en faire un spectre repoussant mais auquel on ne croit plus.

Vient ensuite une étude sur la série Metal Gear, jeu japonais qui propose une autre vision de la guerre, plus humanisante, mais c'est encore du FPS, bref je ne m'attendais pas à cela, c'est certes très intéressant mais ce n'est pas ce que j'attendais.

On a ensuite droit au contrepoint de la vision Us de la guerre avec les FPS arabes où vous devez libérer la Palestine, Merchet en avait parlé sur son blog l'année dernière, ce qui m'avait déjà inspiré une chronique. Osons dire que c'est de bonne guerre, même si cela ne fait pas forcément plaisir.

Une étude de l'utilisation des jeux à des fins guerrières, et de propagande, à partir de photos tirées de sites de l'Educ.Nat, on aurait pu attendre mieux et aller voir du coté des historiens de la brutalisation (Mosse et alii), c'est toujours drôle de voir le jeu du pas de l'oie ( très anti-boche)


Dernier Article assez technique sur les deux adversaires que sont le joueur et la machine qui sont du coup les deux bélligérants réels dans tous ces jeux, mais comme précédemment, un définition trop large nous emmène sur des tas de jeux que je trouve loin de la thématique guerrière.

Pour conclure l'interview de Ed Halter, auteur d'un livre que je vais essayer de me procurer au plus vite, From sun Tzu to Xbox : war and video Games, paru en 2006.



Un livre que je ne regrette pas d'avoir acheté, je n'ai décroché à aucun moment après son ouverture, mais qui ne renvoie qu'aux jeux console et aux FPS. C'est un des petits défauts de cette jeune maison d'édition à qui l'on souhaite longue vie.  Espérons simplement que dans le futur nous auront droit à des anthologies des jeux sur PC et que des équipes aussi performantes que celles qui travaillent sur les consoles se constitueront pour étudier l'autre versant de l'histoire videoludique, avec un livre consacré pourquoi pas aux jeux de Stratégie ( mais svp sans Panzer tactics!)

En attendant, je commanderai sans aucun doute sous peu le N°3 sur les villes dans les jeux video, mais mon petit doigt me dit que je vais encore être mauvaise langue.  

mercredi 7 novembre 2012

Arrivages 2012 semaine 45



Lego: 5 minifigs de la série 8 ( le Conquistador, la skieuse, le financier londonien, le Dj, le Père Noël)

Wargames: Le réveil de l'Ours, Vae Victis 107 avec jeu

Comics: Avengers vs X-Men 1, X-Men 5, Avengers 5, X-men Select 4, Fear itself 6, Batman Saga HS1

Le retour de Nephilim, 4e édition, avec un collector obligé





Nephilim est un vieux jeu, mais comme tous les vieux jeux surtout (oc)cultes il a droit un un lifting pour son 20 e anniversaire. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un jeu basé sur une ambiance contemporaine ésotérique. Lutte de pouvoir entre différents êtres qui se réincarnent, luttes de faction entre sociétés de frères de tous types. Attention, c'est pas du Star Wars! Je me rappelle que le catalogue Passion jeux de rôles 95 préconisait le jeu si vous étiez fan du pendule de Foucault d'Umberto Ecco ou des voies d'Anubis de Tim Powers. 

Petit scan du catalogue que je garde précieusement, non seulement il m'a fait rêver mais il est aussi très bien conçu!

Le jeu m'a fasciné, à l'époque, même très rationnel, j'aimais bien lire des trucs qui touchaient à l'occulte, mais ce qui me plaisait dans Nephilim c'était aussi l'univers intellectuel et culturel de haute volée, en bref la patte Multisim. J'y ai joué une fois, en convention, on  nous avait mis dans une sorte de bulle qui était en fait le tableau de Guernica de Picasso, je me rappelle d'un newb très jeune, pas du tout dans l'ambiance qui voulait sortir son gun à tout va. J'ai adoré cette partie même si l'univers n'est pas, je le répète facile à apprehender.

la V1

Depuis que je suis devenu collectionneur, j'ai remis la main sur un certain nombre d'ouvrages de la première et deuxième édition ils restent cotés, et certains petits livrets, tirés à 500 exemplaires sont même chers. L'année passée, j'ai vu les 22 volumes des arcanes majeures passer sur ebay à 400 ou 600 euros. Les 3 tomes Magie, Kabbale et Alchimie restent aussi rares. La 3 édition, elle, est assez décrié, elle s'appelle révélation, les vieux briscards n'avaient pas aimé. 

La V4, ca donne envie...


La réédition de ce JDR français est donc une très bonne chose, (cela aura-t-il un impact sur le marché de seconde main, j'en doute cependant) mais évidemment il faut titiller notre instinct de collectionneur. Edge propose donc une édition collector qui sera en vente prochainement exclusivement sur leur site pour 99 euros. Dispo à 450 exemplaires elle contiendra:
  • le livre d'Hénoch, le livre d'introduction aux Nephilim, la création du personnage et détaillant le moteur de jeu.
  • 5 codex élémentaires qui détaillent les Nephilim par élément, les Sciences occultes, les points de règles influencées par cet élément et les secrets liés à l'élément.
  • 1 codex de l'Agartha détaillant les secrets du monde occulte
  • 1 livre-scénario détaillant un scénario inédit, complet et de longue haleine : les vestiges du théâtre solaire.
  • 1 livret retraçant l'historique de la gamme depuis 20 ans
  • 5 tirés à part des illustrations des couvertures des codex élémentaires
  • 3 feuilles de personnage
  • 1 écran 4 volets.
Encore un  truc à mettre sur ma liste d'achat!

Mes armées rouges défilent pour le 95e anniversaire de la Révolution d'Octobre


 
Aujourd’hui 7 novembre 2012, c'est le 95e anniversaire de la Révolution bolchevique. C'est le moment propice pour organiser un défilé qui va faire fuir les bourgeois que nous sommes!  Mon bureau est en effet rempli de hordes bolcheviques prêtes à mettre le monde à feu et à sang.  Pour dire ce n'est pas moins de 5 armées rouges qui campent dans mon antre de geek. Pro-soviet biais, c'est certain, si j'ai une profonde aversion pour le communisme, je reste fasciné par les frontoviki de toutes sortes. 

La première, l'originelle, car avec elle que le XXe siècle sera marqué du sceau de fer du communisme, est celle de 1917,  originelle aussi par elle que je suis revenu vers les figurines autour de 2003/4.



 Le niveau de peinture est très inégal, car il y a mes débuts et des figs qui datent de toutes les années au fur et à mesure de mes progrès. Elles ont connues le bapteme du feu, lors de quelques parties de Lotow 1914-1918 ou de the Great War.

Des fantassins, des partisans, des cavaliers, des tatchanka, des comissaires...

Les marins, les principaux acteurs de la prise du palais d'Hiver dans le film Octobre d'Eisenstein
  J'ai ensuite une petite troupe de Spartakistes allemands attendant des renforts sous peu. Elles sont assez mal peintes, elles datent de mes débuts, mais elles sont en plus mal sculptées, faudrait que je le les reprennent, elles n'ont jamais connu le baptême du feu, faute de corps francs à affronter...( un investissement que je me promet de faire chaque année). L’intérêt de ces figs, c'est leur coté civil et agitateurs.



Une armée d'hérétiques pour la guerre d'Espagne, mais ces hérétiques poumistes devaient bien célébrer la naissance de la révolution,  c'est juste des Trotskystes!, bon là c'est pas top car ils ont des T-26, mais ils ont du les piquer aux Stal'


Quand on parle armée rouge, c'est celle de la 2e guerre évidement qui nous vient en tête, celle qui s'est  battue contre l'hydre fasciste. C'est du 1/72e, pour Blitzkrieg, il y en, a pour toutes les époques, du T-70 de 1941 aux JS-2 de 1945. Me manque quelques cie équipées de Ppsh pour le combat rapproché.


Je sais pousser le vice jusqu'au bout, j'ai même des armées rouges retrofuturistes, ainsi celle du Red Blok pour AT-43. C'est du prépeint, et c'est l'armée évidemment qui m'a donné envie de jouer à ce jeu, ce que je n'ai pas fait à l'époque car c'était trop cher, puis il y eu le déstockage de Ludikbazar et quelques achats aux states pour compléter. Je recherche toujours quelques figs pour compléter la gamme, mais ça devient assez rare ou cher ( zavez pas un Sierp  à vendre par hasard, j'en prendrais bien un 2e) ?

  

L'année prochaine j'espère pouvoir présenter des Cocos Weird War ou Cocos retrofuturistes pour Dust tactics !

Geeks de tous les pays unissez-vous!

mardi 6 novembre 2012

Coup de balais chez MMP! Revue de jeux morts nés

J'ai reçu la dernière newsletter de MMP et j'y ai appris plusieurs mauvaises nouvelles, enfin pour moi. Ils ont décidé de faire un peu de nettoyage dans les précommandes qui ne décollaient pas. Malheureusement, c'est sur des périodes qui me plaisaient bien.


A Las barricadas, dont je parlais la semaine dernière disparait avec son extension, "Help Arrives..." ainsi que le module sur la France, raison invoquée, une autre série tactique ne prend pas face à celles qu'ils possèdent déjà ( TCS, ASL) et la guerre civile espagnole ne semble pas passionner les foules.



C'est d'ailleurs pour cette raison que Crusade and Revolution, le card driven sur les même période et basé sur le système de Paths of Glory disparait lui aussi. On peut s'attendre à voir le jeu ressortir ailleurs, ou attendre tout aussi longtemps, Triumph of fascism, de l'auteur de Triumph of Chaos, chez Clash of Arms.



Deux autres jeux disparaissent aussi What Price Glory et The setting sun, les deux étaient des jeux à zones, le premier sur la première guerre, le second sur les Philippines, MMP dit les sortir prochainement au format magazine



Enfin deux rééditions sont supprimées, visiblement les premières n'ont pas du si bien marcher, du coup Fallschirmjager et Drive on Paris disparaissent, ce qui va immédiatement avoir un impact sur la cote de ces jeux, surtout sur DoP, déjà cher et dont j'attendais avec impatience la réédition.

Avec cette nouvelle politique, c'est plus de 50% de mes preorder chez MMP qui disparaissent, 2013 sera définitivement l'année des économies. Étrange aussi de voir toutes ces couvertures rester à l'état de projet, dommage aussi car c'est Nicolàs Eskubi qui était le graphiste, sniff. La bonne nouvelle c'est qu'ils promettent désormais de mettre en précommande seulement des jeux finalisés et donc de pouvoir les livrer plus vite.

lundi 5 novembre 2012

Borne To rePlay: Dis Papa, qui c'est qui fabrique les jeux video?


Dis Papa qui  c'est qui fabrique les jeux video ? des machines mon fils. C'est cette anecdote que j'ai envie de retenir de la conférence de Douglas Alves à la bibliothèque Mansartde Dijon le 3/11/2012. Invité par les associations de retrogaming bourguignonnes Nostalgeek et Replay, l'ancien journaliste de Tilt, aujourd'hui enseignant à des futurs créateurs et lobbyiste de l'association MO5.com, nous a tenu en haleine 3 Heures durant sur l'Histoire des Jeux Video.  Il faut dire que cette personne est aussi le rédacteur du catalogue de l'expo Game Story de l'année dernière et qu'il est en train d'écrire un livre sur l'histoire des Jeux video.

 
La première partie de la conférence fut consacrée à la pré-histoire des jeux video, via les premières machines. Même si à force de me documenter j'en connaissais les grandes lignes, j'ai tout de même appris un certain nombre de trucs, notamment l’existence du Z1, ordinateur expérimental allemand de 1938 .

Je croyais que le premier jeu, Space Wars, datait de 1961 ( en tous les cas c'est ce qu'en disait M.Triclot dans "Philosophie des jeux video"), mais on trouve des jeux, déjà guerriers, en 1948, un jeu basé sur le principe du radar avec des cibles à éliminer. Des images de Tennis for two (1958) nous ont fait rêver par leur archaïque beauté retrofuturiste. On a suivi l'évolution des machines au sein du monde universitaire et de son détournement immédiat afin de montrer les capacités des dites machines.J'apprends que des concepts très importants de Game Design apparaissent alors, le timer ou la dégradation des contrôles.
 
1971, l'arrivée de l'arcade, c'est ce fil qui nous guidera lors de la seconde partie de la conf. Passage obligé par Pong et Atari, de nombreuses anecdotes toujours drôles sur la société ( les pièces de monnaies qui empêchent la borne de marcher tellement il y en a, ou plus tard, les milliers de cartouche d'E.T. enfouies dans le  désert. Comprendre qu'a ce moment l'informatique pur se sépare de l'arcade et de la console pour des raisons de coût, mais deux mondes qui se rapprochent par l'arrivée de nouveaux processeurs. Comprendre la différence entre les jeux d'arcades/consoles, simples grâce à leur affordance importante ( je suis comme vous je découvre alors le mot), et les jeux universitaires, textuels, simulationnistes ( ceux qui ont toujours ma faveur aujourd'hui). Pour autant on ( mais c'est pas les machines) programme sur ordinateur, surtout à partir des années 80.  Des jeux pas si différents, qu'on veux nous le faire croire,  il y a des overlays à poser sur l'écran, ou des cartouches "vides" qui ne font que changer la configuration des circuits de la console ( Magnavox Odyssey).

Retour ensuite au développement des micros de la fin des années 70-début 80's. Remarques intéressantes sur les pratiques culturelles, l'ordi pour les parents de l'époque, c'est le mystère, issu de la SF Hardscience, mais l'utilisation de ces machines par des jeunes, aujourd'hui vieux, permet d'acclimater l'usage de l'ordinateur à la vie quotidienne. On passe en revue les mythiques machines que sont l'Apple II, le ZX80 ou le C64. Ce dernière possède la logithèque la plus fourni de l'histoire très courte de cette pratique avec pas moins de 17 000 jeux! Des échanges intéressants sur le rôle symboliques de machines: on trouve dans War Games, le célèbre film de 1983, un IMSAI 8080, alors que c'est une machine de 75, donc dépassée, mais c'est l'ordinateur qui marque les esprits, peu importe la crédibilité de la chose, on allait tout de même pas hacker les states avec un C64, pourtant plus puissant.

L' arrivée des japonais dans la partie, pourtant en retard sur les américains à l'époque, avec le phénomène Space invader, puis Pacman, leurs personnages identifiables qui vont changer à jamais la donne, Mario et Sonic, devenant des icônes pop aussi célèbres que les Beatles

C'est le krach de 83, qui clôtura la séance, Douglas Alves, considérant avec justesse que la suite est plus connue par son auditoire : à peu près 25 personnes, en majorité des hommes, tous quadra ou trentenaires, vous savez des mecs qui ont rêvé d'avoir une NES pour Noel. C'est dommage, le contenu de l'après midi valait largement le déplacement. Je ressors épuisé comme après 3 heures de cours, où je n'ai pas décroché un seconde grâce à l'érudition et aux nombreuses vidéo, issues d’émulateur.

Suite le 17 novembre à 14H, toujours à la BM Mansart.

vendredi 2 novembre 2012

Star Wars, leS jeuX de cartes à collectionner



Parler de Star Wars aujourd'hui sans parler de l'annonce qui a déjà fait le tour des geekosphère, est une gageure. Pourtant, ce n'est pas la seule news de la semaine concernant cet univers. Edge a publié aujourd'hui une petite notule sur LA sortie JCE/LCG de cette fin d'année, le jeu est donc imminent. Je vous laisse apprécier le principe sur la page officielle. J'ai surtout envie de revenir sur la série de jeux de ce genre qui ont déjà inondé les magasins de ce type :

1995, la mode Magic bat son plein, tous les univers rolistiques sont déclinés sour forme de cartes à collectionner via des licences ( Mythos, Spellfire..), la France n'y échappe pas ( In Nomine Satanis devient Intervention  divine, Nephilim devient Kabal). 


 J'ai Jyhad/ Vampire ( V: TES), mon frère opte pour Star Wars, à l'époque, il y a des éditions bords noirs ( limitées) avant les bords blancs, qu'on dit illimitées, mais qui deviendront de fait elles-aussi limitées. Le jeu n'est que pour 2 joueurs, le principe est assez intéressant car le deck représente la force et l'utiliser l'épuise, on discarde des cartes, mais je sais plus trop comment, pourtant, le jeu est largement, à mon sens inférieur à Jyhad/V:TES, j'y joue pour faire plaisir à mon frère, qui ne parle pas anglais et aussi un peu à moi, mais très vite le jeu ne quittera plus les pochettes transparentes ultrabox. J'habite un célèbre village viticole autour de Dijon, on a pas de magasin, mais quand mon frère monte il passe au Dragonaute ( l'ancêtre de Jocade et concurrent de Excalibur à Dijon), il fait la connaissance d'un prof de techno (lui n'est qu'en 3e), qui lui revend à prix d'or des cartes R1 ou R2, lui a un pouvoir d'achat et peut se permettre d'acheter des boites de booster ( x36). Toutes les maigres économies de mon frangin y passent, moi je trouve ca normal, j'ai déjà intégré le coté speculateur/rareté et comme je suis joueur, je sais pourquoi ca vaut tant, mais pas mes parents, un jour mes parents apprennent les dépenses de mon frère, ils deviennent fous et mon fragin la met en veilleuse sur le jeu, il n'arretra pas de collectionner ces cartes, en 2008, quand l'euro est à 1,64$ il va en faire venir des tonnes aujourd'hui en 2012, il n'a toujours pas fini sa collec, remarquez que c'est un projet d'ampleur, il a toutes les boites collector avec cartes exclusives, il fait toutes les extensions en bord noir et en bord blanc...



La chance c'est que le jeu va mourir, pour être relancé, à la sortie de l'épisode 2, en 2002, on parle alors de Star Wars TCG. Mon frangin ne replonge pas, le jeu est moins bon parait-il, le premier garde ses fans. Entre temps Decipher l'éditeur du premier jeu a aussi sorti un version du jeu pour les plus jeunes, plus simple, c'est Star Wars Jedi Knights, contre les Pokémon et Yu gi Oh.

Le jeu de carte Edge est donc le 4e essai sur l'univers de Star Wars, si vous avez suivi les premiers, vous savez ce qu'il vous en coutera, moi j'hésite, j'ai encore Cthulhu et le Seigneur des anneaux à compléter, ca risque de faire beaucoup.